Résultat d'une passion, guide de haute montagne n'est pas un métier comme les autres. De l'alpinisme, discipline reine du métier à la via ferrata, en passant par le canyoning, le raid à ski, le ski hors piste, la cascade de glace, l'escalade, le trekking, la raquette et les expéditions lointaines, le guide travaille dans le monde entier.
Au-delà de l'aspect technique du diplôme, l'image du guide, en fait un métier idéal pour beaucoup de jeunes passionnés de montagne et de nature vierge. Ce mélange de liberté, d'indépendance et de dépassement de soi, le tout dans un cadre de nature qu'ils sont soucieux de préserver, attire des jeunes de tous horizons. On retrouve dans les stages de l'ENSA des polytechniciens, des universitaires, des scientifiques, des littéraires, mais aussi des gens ayant abandonné l'école très tôt : des ouvriers, des paysans, de grands bourgeois, des aristocrates, des marginaux.
Le métier de guide nécessite de grandes compétences dans des domaines très variés (glacier, rocher, canyon, ski, sécurité, manoeuvres de cordes, météo, conditions de neige...). Il doit savoir évaluer le niveau de ses clients : physiquement mais aussi psychologiquement et surtout posséder des nerfs d'acier. Il est courant d'avoir la vie de plusieurs personnes suspendue à ses décisions. C'est un compagnon attentif sachant faire découvrir la montagne. Vivre de ce métier n'est pas toujours facile. La saison d'été est courte et très intense : course en montagne, escalade, canyon, via ferrata, voyage... L'hiver est long : raid à ski, ski hors piste, cascades de glace. Le guide est souvent parti et il évolue sur un terrain dangereux. L'automne et le printemps sont habituellement choisis pour l'organisation de voyages, les travaux acrobatiques ou d'autres activités moins courantes (conception de matériel, formation...).
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